CANTARELLI Mario : Différence entre versions

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
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Mario Cantarelli est né le 24 mars 1911 à Cannes (Alpes Maritimes) de Pierre Robert Aimé, peintre décorateur sympathisant du PC et de Marie-Louise Gazzano.
 
Mario Cantarelli est né le 24 mars 1911 à Cannes (Alpes Maritimes) de Pierre Robert Aimé, peintre décorateur sympathisant du PC et de Marie-Louise Gazzano.
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Réformé en 1933, il a été appelé en 1935, pour un an, au 81<sup>e</sup> R I A (services auxiliaires) de Montpellier.
 
Réformé en 1933, il a été appelé en 1935, pour un an, au 81<sup>e</sup> R I A (services auxiliaires) de Montpellier.
  
Pendant deux ans, il a suivi une formation de stagiaire mécanicien dentiste puis, employé comme typographe à l’Eclaireur de Nice (150 ouvriers), il percevait 35 francs par jour.  
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Pendant deux ans, il a suivi une formation de stagiaire mécanicien-dentiste puis, employé comme typographe à l’Eclaireur de Nice (150 ouvriers), il percevait 35 francs par jour.  
  
 
Il était membre de la CGT.
 
Il était membre de la CGT.
  
Mais, avant son départ pour l'Espagne, il était au chômage depuis 8 mois.
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Avant son départ pour l'Espagne, il était au chômage depuis 8 mois.
  
Dans sa biographie du 2 août 1938, pour son adhésion au PCE, il a indiqué qu’à l’âge de 14 ans, il avait adhéré aux jeunesses patriotes, dont il avait été exclu l’année suivante. Il écrit : «J’avais compris que c’était le fascisme».
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Dans sa biographie du 2 août 1938, pour son adhésion au PCE, il a indiqué qu’à l’âge de 14 ans, il avait adhéré aux jeunesses patriotes dont il avait été exclu l’année suivante. Il écrit : «J’avais compris que c’était le fascisme».
  
 
En 1929, il a adhéré au Secours Rouge.
 
En 1929, il a adhéré au Secours Rouge.
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Militant communiste actif, Mario Cantarelli voulait se rendre en Espagne dès 1936, mais il en a été empêché par des problèmes familiaux.
 
Militant communiste actif, Mario Cantarelli voulait se rendre en Espagne dès 1936, mais il en a été empêché par des problèmes familiaux.
  
Le 6 février 1938, il arrive en Espagne, avec l’aide du PC, à pied par les Pyrénées, pour « écraser le fascisme international ».
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Le 6 février 1938, il arrive en Espagne, avec l’aide du PC, à pied par les Pyrénées (voir article [[Passage clandestin des Pyrénées]]) et rejoint Figueras, via Massanet, pour « écraser le fascisme international ».
  
Il est affecté comme soldat puis avec le grade de caporal à la 14<sup>e</sup> BI, 1<sup>er</sup> Bataillon ([[Commune de Paris]]), 3<sup>e</sup> Compagnie.
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Il est affecté comme soldat puis avec le grade de caporal à la 14<sup>e</sup> BI, 1<sup>er</sup> Bataillon ([[Commune de Paris]]), 3<sup>e</sup> Compagnie (OJ n° 300).
  
 
Blessé à Caspe « en descendant d’une crête pour chercher des brancardiers pour évacuer les blessés », il est hospitalisé du 28 mars au 15 mai 1938.
 
Blessé à Caspe « en descendant d’une crête pour chercher des brancardiers pour évacuer les blessés », il est hospitalisé du 28 mars au 15 mai 1938.
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Ces informations proviennent de sa biographie, signée le 2 août 1938, pour son adhésion au PCE.
 
Ces informations proviennent de sa biographie, signée le 2 août 1938, pour son adhésion au PCE.
  
Mario Cantarelli est mort le 18 septembre 1938 à Corbera des suites de ses blessures provoquées par un bombardement aérien.
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Le 30 août, il est muté au 3<sup>e</sup> [[Bataillon André Marty]] (OJ n° 503).
  
Son décès a été certifié par un document établit par José Puche Alvarez, Inspecteur Général de la santé de l’armée de terre, le 20 janvier 1939.
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Mario Cantarelli meurt le 18 septembre 1938 à Corbera des suites de ses blessures provoquées par un bombardement aérien.
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Son décès a été certifié par un document établi par José Puche Alvarez, Inspecteur Général de la santé de l’armée de terre, le 20 janvier 1939.
  
 
Une appréciation d’un commissaire de guerre précise :
 
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==Sources==  
 
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RGASPI (BDIC, Mfm 880/8, 545.6.1108).
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RGASPI (BDIC, Mfm 880/8, 545.6.1108) et (Moscou, F. 545. Op.3 D.369, 370, Op.6 D.36).
  
 
AVER (MRN, archives de l’AVER, carton n°3).
 
AVER (MRN, archives de l’AVER, carton n°3).
 
   
 
   
 
AVER, ''Epopée d'Espagne'', Paris, 1956.  
 
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Version actuelle en date du 25 mai 2018 à 19:18

Mario Cantarelli est né le 24 mars 1911 à Cannes (Alpes Maritimes) de Pierre Robert Aimé, peintre décorateur sympathisant du PC et de Marie-Louise Gazzano.

Il a obtenu son certificat d’études et la première partie du baccalauréat.

Réformé en 1933, il a été appelé en 1935, pour un an, au 81e R I A (services auxiliaires) de Montpellier.

Pendant deux ans, il a suivi une formation de stagiaire mécanicien-dentiste puis, employé comme typographe à l’Eclaireur de Nice (150 ouvriers), il percevait 35 francs par jour.

Il était membre de la CGT.

Avant son départ pour l'Espagne, il était au chômage depuis 8 mois.

Dans sa biographie du 2 août 1938, pour son adhésion au PCE, il a indiqué qu’à l’âge de 14 ans, il avait adhéré aux jeunesses patriotes dont il avait été exclu l’année suivante. Il écrit : «J’avais compris que c’était le fascisme».

En 1929, il a adhéré au Secours Rouge.

Le 6 février et le 19 juin 1934, à Cannes, il a participé à des manifestations contre les Camelots du roi et les Croix de feu.

Adhérent des JC depuis 1930, il a participé à leur congrès en 1937.

Membre du PC en 1937, il a participé au comité de section de Cannes; il était responsable des jeunes et de l’éducation. En juin 1937, il a suivi pendant 3 semaines les cours de l’école de section régionale du Parti communiste.

Lecteur de l’Humanité, de L'Avant-garde, de Regards et de brochures comme l’a.b.c du marxisme, il s’intéressait aux questions politiques et à la lutte contre le fascisme.

Il parlait italien et écrivait l’anglais.

Célibataire, il était domicilié 7, rue Jean Daumas à Cannes.

L’Espagne

Militant communiste actif, Mario Cantarelli voulait se rendre en Espagne dès 1936, mais il en a été empêché par des problèmes familiaux.

Le 6 février 1938, il arrive en Espagne, avec l’aide du PC, à pied par les Pyrénées (voir article Passage clandestin des Pyrénées) et rejoint Figueras, via Massanet, pour « écraser le fascisme international ».

Il est affecté comme soldat puis avec le grade de caporal à la 14e BI, 1er Bataillon (Commune de Paris), 3e Compagnie (OJ n° 300).

Blessé à Caspe « en descendant d’une crête pour chercher des brancardiers pour évacuer les blessés », il est hospitalisé du 28 mars au 15 mai 1938.

Le 7 mars 1938, il adhère au SRI (voir article Solidarité).

Ces informations proviennent de sa biographie, signée le 2 août 1938, pour son adhésion au PCE.

Le 30 août, il est muté au 3e Bataillon André Marty (OJ n° 503).

Mario Cantarelli meurt le 18 septembre 1938 à Corbera des suites de ses blessures provoquées par un bombardement aérien.

Son décès a été certifié par un document établi par José Puche Alvarez, Inspecteur Général de la santé de l’armée de terre, le 20 janvier 1939.

Une appréciation d’un commissaire de guerre précise : « Très bon cadre, dévoué et courageux, Mario Cantarelli a été tué héroïquement à Corbera ».

Ce volontaire figure sur l’inventaire général des cartothèques du 5 mai 1938 sous le n° 774 assorti de l’observation M. B. A. O. (voir BAO).

Son nom figure sur la liste « In Memoriam », « Honneur à la mémoire de nos héros », éditée par l’AVER (Epopée d'Espagne, page 187).

Sources

RGASPI (BDIC, Mfm 880/8, 545.6.1108) et (Moscou, F. 545. Op.3 D.369, 370, Op.6 D.36).

AVER (MRN, archives de l’AVER, carton n°3).

AVER, Epopée d'Espagne, Paris, 1956.