REMIGNAC Gabriel : Différence entre versions
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Il fut légitimé par le mariage de sa mère et de Toussaint Réminiac le 30 juillet 1911 à la mairie du 17<sup>e</sup> arrondissement de Paris. | Il fut légitimé par le mariage de sa mère et de Toussaint Réminiac le 30 juillet 1911 à la mairie du 17<sup>e</sup> arrondissement de Paris. | ||
| − | Résidant avec ses parents à Colombes (Seine), il obtint le Brevet Elémentaire. Il s'intéressa très jeune à la politique au contact de son père militant communiste. Il fut membre des pionniers, des Jeunesses Communistes et de la Fédération Sportive du Travail de 1926 à 1929 ( | + | Résidant avec ses parents à Colombes (Seine), il obtint le Brevet Elémentaire. Il s'intéressa très jeune à la politique au contact de son père militant communiste. Il fut membre des pionniers, des Jeunesses Communistes et de la Fédération Sportive du Travail de 1926 à 1929 (voir la catégorie FSGT). |
Mobilisé en 1931 afin d'accomplir son service militaire, il rejoindra le 62<sup>e</sup> Régiment de chars d'assaut à Meknès (Maroc). Il y acquit des connaissances de conducteur de tank. Il déclarera plus tard, dans sa biographie remplie en Espagne, son insoumission concernant ses périodes militaires. | Mobilisé en 1931 afin d'accomplir son service militaire, il rejoindra le 62<sup>e</sup> Régiment de chars d'assaut à Meknès (Maroc). Il y acquit des connaissances de conducteur de tank. Il déclarera plus tard, dans sa biographie remplie en Espagne, son insoumission concernant ses périodes militaires. | ||
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Le 9 février 1934, il participa à la manifestation antifasciste place de la République et adhéra en avril au PCF, cellule Vaillant Couturier, de Colombes (Seine). Il fut chargé de la propagande et assura un temps le secrétariat de cellule. Il écrivit quelques articles sur les problèmes nationaux et internationaux dans le journal de la cellule. | Le 9 février 1934, il participa à la manifestation antifasciste place de la République et adhéra en avril au PCF, cellule Vaillant Couturier, de Colombes (Seine). Il fut chargé de la propagande et assura un temps le secrétariat de cellule. Il écrivit quelques articles sur les problèmes nationaux et internationaux dans le journal de la cellule. | ||
| − | Gabriel était lecteur de ''L'Humanité'', de ''L'avant Garde'', du ''Courrier International'', des ''Cahiers du Bolchévisme''. Il a précisé avoir lu les ouvrages ''Le Capital'', ''La maladie infantile du communisme'', ''La Révolution d'Octobre'', ''Fils du Peuple''. | + | Gabriel était lecteur de ''L'Humanité'', de ''L'avant Garde'', du ''Courrier International'', des ''Cahiers du Bolchévisme''. Il a précisé avoir lu les ouvrages ''Le Capital'', ''La maladie infantile du communisme'', ''La Révolution d'Octobre'', ''Fils du Peuple'' de Maurice Thorez. |
Avant son départ comme volontaire en Espagne républicaine, il était célibataire, représentant de commerce et résidait 4, avenue du Moulin à Colombes. | Avant son départ comme volontaire en Espagne républicaine, il était célibataire, représentant de commerce et résidait 4, avenue du Moulin à Colombes. | ||
==L'Espagne== | ==L'Espagne== | ||
| − | Arrivé le 1<sup>er</sup> novembre 1936 | + | Arrivé le 1<sup>er</sup> novembre 1936 (voir [[Passage de la frontière]]) aidé par le PCF "pour combattre le fascisme", il est incorporé le 7, affecté, semble-t-il, dans une unité anti-tanks. Le 29 décembre, il adhère au SRI à Madrid. |
| + | Le 9 septembre 1937, il intègre la 14<up>e</sup> BI. Il obtient le grade de sergent à une date non précisée. | ||
| − | + | Gabriel obtient une permission pour la France en janvier 1938 ; il est de retour le 3 mars via Massanet. Il intègre alors la 4<sup>e</sup> Compagnie du [[Bataillon Vaillant-Couturier]] dont il assure un temps la fonction de secrétaire du comité et responsable activiste. | |
| − | + | Son nom figure sur une liste de volontaires de ce Bataillon datée du 14 mai 1938 demandant une marraine de guerre. | |
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| − | Il figure sur une des premières listes de volontaires | + | Selon la cartographie du 17 mai 1938, Gabriel, sergent, était âgé de 26 ans, et avait une « capacité politique « MBAO » (voir [[BAO]]). |
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| + | Durant son engagement, il combat sur les fronts du Centre, d'Aragon et participe à la [[Bataille de l’Ebre]] . Une note indique que Gabriel Réminiac n'a pas participé aux combats du 25 juillet 1938 (voir [[Passage de l'Ebre]]). Il adhère également au [[PCE]] | ||
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| + | Dans sa biographie militante qu'il complète le 31 juillet 1938, il indique être affecté à cette date à la 1<sup>ère</sup> Compagnie du Bataillon [[Commune de Paris]] et déclare connaître [[SAVENAUD_Edmond|Edmond SAVENAUD]]. | ||
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| + | Un rapport non daté et non signé lui reproche de « semer la pagaille dans toute une section » à cause : de son hostilité envers le Cde DAMERDJAN Garabed, soldat remplissant les fonctions de chef de section car il ne supportait pas, en tant que sergent, d'exécuter les ordres d'un moins gradé, de ses critiques contre le gouvernement républicain espagnol de taxer le tabac à la frontière alors que le tabac manquait, et de ses attaques injustifiées contre un commissaire politique. | ||
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| + | Cela n'empêche pas que le 20 octobre 1938, [[BIGOURET_Lucien|Lucien BIGOURET]], responsable de l'Organisation du Parti au sein de la 14<sup>e</sup> Brigade, le qualifie en ces termes : « a toujours fait son travail au front », son activité militante de juillet à octobre [1938] fut « bonne », sa conduite personnelle ainsi que l'opinion de ses camarades ont été « bonnes ». | ||
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| + | Gabriel Reminiac fait partie du convoi de volontaires (n° 603) rapatriés d’Espagne le 12 novembre 1938 et qui arrive le 13 à la [[Gare d’Austerlitz]]. Il déclare se rendre à Colombes (Seine). | ||
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| + | Il figure sur une des premières listes de volontaires établies par l’AVER. | ||
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| + | Le 10 juin 1939, il épouse Henriette Marson à Asnières (Seine). | ||
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| + | Gabriel Réminiac décède le 26 octobre 1976 à Paris (12<sup>e</sup>). | ||
==Sources== | ==Sources== | ||
| − | [[AVER]], (Liste non datée de 3842 volontaires) - (MRN, Archives de l’AVER, carton 28 bis) – RGASPI (Moscou, F.545 op.6 d.1039) | + | [[AVER]], (Liste non datée de 3842 volontaires) - (MRN, Archives de l’AVER, carton 28 bis) – RGASPI (Moscou, F.545 op. 3. op. 6. d. 36. d.1039. d. 1043 et 1370) - Arch Départ de Paris, Etat Civil, cote 18N364, acte de naissance n° 3823 du 16 septembre 1910 - Maitron. |
| − | [[Catégorie: Brigadistes]] [[Catégorie: Age: 26 à 30 ans]] [[Catégorie: Colombes]] | + | [[Catégorie: Brigadistes]] [[Catégorie: Age: 26 à 30 ans]] [[Catégorie: Brevet élémentaire]] [[Catégorie: Formation Militaire : Chars d'assaut]] [[Catégorie: Représentant]] [[Catégorie: FSGT]] [[Catégorie: JC]] [[Catégorie: PCF]] [[Catégorie: Célibataire]] [[Catégorie: Colombes]] [[Catégorie: Arrivée en Espagne: Novembre 1936]] [[Catégorie: Chars de combat]] [[Catégorie: 14e BI]] |
Version actuelle datée du 2 février 2026 à 14:52
Gabriel Crozier est né le 10 septembre 1910 au 8 rue Cavalotti à Paris (18e) de Marie Crozier, domestique, et de père non nommé.
Il fut légitimé par le mariage de sa mère et de Toussaint Réminiac le 30 juillet 1911 à la mairie du 17e arrondissement de Paris.
Résidant avec ses parents à Colombes (Seine), il obtint le Brevet Elémentaire. Il s'intéressa très jeune à la politique au contact de son père militant communiste. Il fut membre des pionniers, des Jeunesses Communistes et de la Fédération Sportive du Travail de 1926 à 1929 (voir la catégorie FSGT).
Mobilisé en 1931 afin d'accomplir son service militaire, il rejoindra le 62e Régiment de chars d'assaut à Meknès (Maroc). Il y acquit des connaissances de conducteur de tank. Il déclarera plus tard, dans sa biographie remplie en Espagne, son insoumission concernant ses périodes militaires.
Le 9 février 1934, il participa à la manifestation antifasciste place de la République et adhéra en avril au PCF, cellule Vaillant Couturier, de Colombes (Seine). Il fut chargé de la propagande et assura un temps le secrétariat de cellule. Il écrivit quelques articles sur les problèmes nationaux et internationaux dans le journal de la cellule.
Gabriel était lecteur de L'Humanité, de L'avant Garde, du Courrier International, des Cahiers du Bolchévisme. Il a précisé avoir lu les ouvrages Le Capital, La maladie infantile du communisme, La Révolution d'Octobre, Fils du Peuple de Maurice Thorez.
Avant son départ comme volontaire en Espagne républicaine, il était célibataire, représentant de commerce et résidait 4, avenue du Moulin à Colombes.
L'Espagne
Arrivé le 1er novembre 1936 (voir Passage de la frontière) aidé par le PCF "pour combattre le fascisme", il est incorporé le 7, affecté, semble-t-il, dans une unité anti-tanks. Le 29 décembre, il adhère au SRI à Madrid.
Le 9 septembre 1937, il intègre la 14<up>e BI. Il obtient le grade de sergent à une date non précisée.
Gabriel obtient une permission pour la France en janvier 1938 ; il est de retour le 3 mars via Massanet. Il intègre alors la 4e Compagnie du Bataillon Vaillant-Couturier dont il assure un temps la fonction de secrétaire du comité et responsable activiste.
Son nom figure sur une liste de volontaires de ce Bataillon datée du 14 mai 1938 demandant une marraine de guerre.
Selon la cartographie du 17 mai 1938, Gabriel, sergent, était âgé de 26 ans, et avait une « capacité politique « MBAO » (voir BAO).
Durant son engagement, il combat sur les fronts du Centre, d'Aragon et participe à la Bataille de l’Ebre . Une note indique que Gabriel Réminiac n'a pas participé aux combats du 25 juillet 1938 (voir Passage de l'Ebre). Il adhère également au PCE
Dans sa biographie militante qu'il complète le 31 juillet 1938, il indique être affecté à cette date à la 1ère Compagnie du Bataillon Commune de Paris et déclare connaître Edmond SAVENAUD.
Un rapport non daté et non signé lui reproche de « semer la pagaille dans toute une section » à cause : de son hostilité envers le Cde DAMERDJAN Garabed, soldat remplissant les fonctions de chef de section car il ne supportait pas, en tant que sergent, d'exécuter les ordres d'un moins gradé, de ses critiques contre le gouvernement républicain espagnol de taxer le tabac à la frontière alors que le tabac manquait, et de ses attaques injustifiées contre un commissaire politique.
Cela n'empêche pas que le 20 octobre 1938, Lucien BIGOURET, responsable de l'Organisation du Parti au sein de la 14e Brigade, le qualifie en ces termes : « a toujours fait son travail au front », son activité militante de juillet à octobre [1938] fut « bonne », sa conduite personnelle ainsi que l'opinion de ses camarades ont été « bonnes ».
Le retour
Gabriel Reminiac fait partie du convoi de volontaires (n° 603) rapatriés d’Espagne le 12 novembre 1938 et qui arrive le 13 à la Gare d’Austerlitz. Il déclare se rendre à Colombes (Seine).
Il figure sur une des premières listes de volontaires établies par l’AVER.
Le 10 juin 1939, il épouse Henriette Marson à Asnières (Seine).
Gabriel Réminiac décède le 26 octobre 1976 à Paris (12e).
Sources
AVER, (Liste non datée de 3842 volontaires) - (MRN, Archives de l’AVER, carton 28 bis) – RGASPI (Moscou, F.545 op. 3. op. 6. d. 36. d.1039. d. 1043 et 1370) - Arch Départ de Paris, Etat Civil, cote 18N364, acte de naissance n° 3823 du 16 septembre 1910 - Maitron.