LALONNIER Marcel : Différence entre versions

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
(Page créée avec « Marcel, Alphonse, Gabriel Lalonnier naît le 25 avril 1910 à Parençay, commune de Bernay-Saint-Martin (Charente-Inférieure). Son père Alphonse était cultivateur, sa m… »)
 
 
Ligne 7 : Ligne 7 :
 
Le 7 juillet 1932, il épousa Anna Pouget à la mairie de Bordeaux (dont il divorcera le 21 mars 1950).
 
Le 7 juillet 1932, il épousa Anna Pouget à la mairie de Bordeaux (dont il divorcera le 21 mars 1950).
  
Son intérêt pour la politique fait suite à des écrits du Parti communiste, et selon ses dires, il fut séduit et comprit que c'était le seul parti qui représentait la classe ouvrière. Il adhéra au PCF le 1er janvier 1935 à Bordeaux, cellule de la Commune dont il fut secrétaire durant 1 an, étant chargé également de la propagande et des loisirs. Il suivit les cours du parti réservés aux secrétaires de cellules et de sections. Il était lecteur de ''L'Humanité'' et ''des Cahiers du Bolchevisme''. Il indiquait également avoir lu ''Fils du Peuple'', ''La maladie infantile du communisme'', et « les cours élémentaires » en brochures. Il écrivit des articles sur les problèmes sociaux dans ''La Gironde populaire''.
+
Son intérêt pour la politique fait suite à des écrits du Parti communiste, et selon ses dires, il fut séduit et comprit que c'était le seul parti qui représentait la classe ouvrière. Il adhéra au PCF le 1er janvier 1935 à Bordeaux, cellule de la Commune dont il fut secrétaire durant 1 an, étant chargé également de la propagande et des loisirs. Il suivit les cours du parti réservés aux secrétaires de cellules et de sections. Il était lecteur de ''L'Humanité'' et ''des Cahiers du Bolchevisme''. Il indiquait également avoir lu ''Fils du Peuple'' de Maurice Thorez, ''La maladie infantile du communisme'', et « les cours élémentaires » en brochures. Il écrivit des articles sur les problèmes sociaux dans ''La Gironde populaire''.
  
 
Il fut employé comme mécanicien durant un temps aux établissement Juillet Frères, 2 place Saint-Martial à Bordeaux, entreprise employant 15 ouvriers.  
 
Il fut employé comme mécanicien durant un temps aux établissement Juillet Frères, 2 place Saint-Martial à Bordeaux, entreprise employant 15 ouvriers.  
 
Début 1938, Marcel Lalonnier fut secrétaire de la section locale du syndicat des Cochers Chauffeurs CGT.
 
Début 1938, Marcel Lalonnier fut secrétaire de la section locale du syndicat des Cochers Chauffeurs CGT.
Avant son départ comme volontaire en Espagne républicaine, il était probablement artisan chauffeur de taxi, affilié au syndicat des cochers-chauffeurs petits patrons de Bordeaux. Marié avec un enfant, il était domicilié 105 rue de l'Yser à Bordeaux, et gagnait 1400 Frs/mois.
+
Avant son départ comme volontaire en Espagne républicaine, il était probablement artisan chauffeur de taxi, affilié au syndicat des cochers-chauffeurs petits patrons de Bordeaux.
 +
 
 +
Marié avec un enfant, il était domicilié 105 rue de l'Yser à Bordeaux, et gagnait 1400 Frs/mois.
 
==L'Espagne==
 
==L'Espagne==
Marcel Lalonnier arrive à [[Figueras]] illégalement [[Passage clandestin des Pyrénées]] le 19 mai 1938 via Massanet et rejoint [[Cambrils]] le 21 mai. Le 10 juin, affecté à la 1ére Section de la 2e Compagnie du ||Bataillon Vaillant-Couturier de la 14BI, il participe à la [[Bataille de l’Ebre]] comme tirailleur. Il se blesse accidentellement le 18 août avec son arme. Hospitalisé durant deux mois à [[Cambrils]] et Moya. Il cite comme témoin le volontaire Depremont (Voir [[DEPREMONT_Adolphe|Adolphe DEPREMONT]]
+
Marcel Lalonnier arrive à [[Figueras]] illégalement (voir [[Passage clandestin des Pyrénées]]) le 19 mai 1938 via Massanet et rejoint [[Cambrils]] le 21 mai.  
 +
 
 +
Le 10 juin, affecté à la 1<sup>ére</sup> Section de la 2<sup>e</sup> Compagnie du [[Bataillon Vaillant-Couturier]] de la 14<sup>e</sup> BI, il participe à la [[Bataille de l’Ebre]] comme tirailleur. Il se blesse accidentellement le 18 août avec son arme. Hospitalisé durant deux mois à [[Cambrils]] et Moya. Il cite comme témoin le volontaire Depremont (Voir [[DEPREMONT_Adolphe|Adolphe DEPREMONT]]).
 +
 
 
Il est cité à l'ordre du Bataillon "pour son travail lors de la traversée de l'Ebre".
 
Il est cité à l'ordre du Bataillon "pour son travail lors de la traversée de l'Ebre".
  
Dans le formulaire de démobilisation qu'il complète le 11 octobre, il déclare avoir très peu étudié les 13 points du gouvernement populaire du président [[Negrin]]. Il indique toutefois :"pour ce que j'en ai apprit, ils sont la politique libératrice du joug capitaliste d'Espagne et de la servitude".
+
Dans le formulaire de démobilisation qu'il complète le 11 octobre, il déclare avoir très peu étudié les 13 points du gouvernement populaire du président [[Negrin]]. Il indique toutefois :<blockquote> "pour ce que j'en ai apprit, ils sont la politique libératrice du joug capitaliste d'Espagne et de la servitude".</blockquote>
Durant son engagement, il adhère au [[PCE]] et au SRI [[solidarité]].
+
Durant son engagement, il adhère au [[PCE]] et au SRI (voir l'article [[solidarité]]).
 
==La Résistance==
 
==La Résistance==
 
Il constitua, en août 1942, un groupe de résistance dans le Cher avec notamment des Espagnols et devint, sous le nom de Colonel Hubert, un des dirigeants des FTP du Cher.
 
Il constitua, en août 1942, un groupe de résistance dans le Cher avec notamment des Espagnols et devint, sous le nom de Colonel Hubert, un des dirigeants des FTP du Cher.
 +
 
Son nom figure sur la liste des résistantes et résistants homologués FFI dossier administratif référencé GR 16 P 332661, publiée par le Service Historique du Ministère de la Défense.
 
Son nom figure sur la liste des résistantes et résistants homologués FFI dossier administratif référencé GR 16 P 332661, publiée par le Service Historique du Ministère de la Défense.
  
 
Marcel Lalonnier décède le 29 mai 1994 à Sens (Yonne).
 
Marcel Lalonnier décède le 29 mai 1994 à Sens (Yonne).
 
 
==Sources==
 
==Sources==
 
RGASPI (Moscou, F. 545. Op. 2. D. 303. Op.6. D.36 et 1258) - Arch depart de la Charente-Maritime, Etat Civil cote 2E 43/22, acte de naissance n°6 du 25 avril 1910 - INSEE, personnes décédées - Maitron -
 
RGASPI (Moscou, F. 545. Op. 2. D. 303. Op.6. D.36 et 1258) - Arch depart de la Charente-Maritime, Etat Civil cote 2E 43/22, acte de naissance n°6 du 25 avril 1910 - INSEE, personnes décédées - Maitron -
[[Catégorie: Brigadistes]] [[Catégorie: Age: 26 à 30 ans]] [[Catégorie: Etudes Primaires]] [[Catégorie: Ecole Professionnelle]] [[Catégorie: Ecoles du PCF]][[Catégorie: Formation Militaire : Artillerie]] [[Catégorie: Chauffeurs taxi]]  [[Catégorie: CGT]] [[Catégorie: PCF]] [[Catégorie: Marié avec enfant]] [[Catégorie: Charente-Inférieure]] [[Catégorie: Bernay-Saint-Martin]] [[Catégorie: Arrivée en Espagne: Mai 1938]] [[Catégorie: 14e BI]] [[Catégorie: Blessés]]  [[Catégorie: Résistant]]
+
[[Catégorie: Brigadistes]] [[Catégorie: Age: 26 à 30 ans]] [[Catégorie: Etudes Primaires]] [[Catégorie: Ecole Professionnelle]] [[Catégorie: Ecoles du PCF]][[Catégorie: Formation Militaire : Artillerie]] [[Catégorie: Chauffeurs taxi]]  [[Catégorie: CGT]] [[Catégorie: PCF]] [[Catégorie: Marié avec enfant]] [[Catégorie: Bordeaux]] [[Catégorie: Arrivée en Espagne: Mai 1938]] [[Catégorie: 14e BI]] [[Catégorie: Blessés]]  [[Catégorie: Résistant]]

Version actuelle datée du 6 janvier 2026 à 18:19

Marcel, Alphonse, Gabriel Lalonnier naît le 25 avril 1910 à Parençay, commune de Bernay-Saint-Martin (Charente-Inférieure). Son père Alphonse était cultivateur, sa mère Léontine Nadeau, sans profession. Ils étaient sans affiliation politique.

Après des études primaires, il suivit des cours professionnels de mécanique à Bordeaux. Il indiquait en outre être détenteur de 5 permis de conduire automobiles et avoir travaillé comme monteur de postes de TSF.

Il adhéra à la CGT en 1929 section transports, membre de la chambre syndicale de la fédération des moyens de transport en 1936. Mobilisé en 1931 pour accomplir son service militaire, il rejoignit à Agen le 12e Régiment d'Artillerie Coloniale en qualité de canonnier. Il indiquait avoir des connaissances dans les transmissions. Le 7 juillet 1932, il épousa Anna Pouget à la mairie de Bordeaux (dont il divorcera le 21 mars 1950).

Son intérêt pour la politique fait suite à des écrits du Parti communiste, et selon ses dires, il fut séduit et comprit que c'était le seul parti qui représentait la classe ouvrière. Il adhéra au PCF le 1er janvier 1935 à Bordeaux, cellule de la Commune dont il fut secrétaire durant 1 an, étant chargé également de la propagande et des loisirs. Il suivit les cours du parti réservés aux secrétaires de cellules et de sections. Il était lecteur de L'Humanité et des Cahiers du Bolchevisme. Il indiquait également avoir lu Fils du Peuple de Maurice Thorez, La maladie infantile du communisme, et « les cours élémentaires » en brochures. Il écrivit des articles sur les problèmes sociaux dans La Gironde populaire.

Il fut employé comme mécanicien durant un temps aux établissement Juillet Frères, 2 place Saint-Martial à Bordeaux, entreprise employant 15 ouvriers. Début 1938, Marcel Lalonnier fut secrétaire de la section locale du syndicat des Cochers Chauffeurs CGT. Avant son départ comme volontaire en Espagne républicaine, il était probablement artisan chauffeur de taxi, affilié au syndicat des cochers-chauffeurs petits patrons de Bordeaux.

Marié avec un enfant, il était domicilié 105 rue de l'Yser à Bordeaux, et gagnait 1400 Frs/mois.

L'Espagne

Marcel Lalonnier arrive à Figueras illégalement (voir Passage clandestin des Pyrénées) le 19 mai 1938 via Massanet et rejoint Cambrils le 21 mai.

Le 10 juin, affecté à la 1ére Section de la 2e Compagnie du Bataillon Vaillant-Couturier de la 14e BI, il participe à la Bataille de l’Ebre comme tirailleur. Il se blesse accidentellement le 18 août avec son arme. Hospitalisé durant deux mois à Cambrils et Moya. Il cite comme témoin le volontaire Depremont (Voir Adolphe DEPREMONT).

Il est cité à l'ordre du Bataillon "pour son travail lors de la traversée de l'Ebre".

Dans le formulaire de démobilisation qu'il complète le 11 octobre, il déclare avoir très peu étudié les 13 points du gouvernement populaire du président Negrin. Il indique toutefois :

"pour ce que j'en ai apprit, ils sont la politique libératrice du joug capitaliste d'Espagne et de la servitude".

Durant son engagement, il adhère au PCE et au SRI (voir l'article solidarité).

La Résistance

Il constitua, en août 1942, un groupe de résistance dans le Cher avec notamment des Espagnols et devint, sous le nom de Colonel Hubert, un des dirigeants des FTP du Cher.

Son nom figure sur la liste des résistantes et résistants homologués FFI dossier administratif référencé GR 16 P 332661, publiée par le Service Historique du Ministère de la Défense.

Marcel Lalonnier décède le 29 mai 1994 à Sens (Yonne).

Sources

RGASPI (Moscou, F. 545. Op. 2. D. 303. Op.6. D.36 et 1258) - Arch depart de la Charente-Maritime, Etat Civil cote 2E 43/22, acte de naissance n°6 du 25 avril 1910 - INSEE, personnes décédées - Maitron -