MUNNIA Michel (Salvatore)

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
Révision datée du 24 mars 2026 à 13:32 par Ramon (discussion | contributions)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

9Michel Munnia est né le 1er mars 1912 à Novare de Sicile (Italie).

Adhérent du PCF, il est volontaire en Espagne républicaine. Il semble qu'il résidait dans la région lyonnaise.

L'Espagne

Il arrive le 18 novembre 1936 et est affecté au Bataillon Commune de Paris de la 11e BI.

Il combat sur le front de Madrid (voir Défense de Madrid).

Lors de la bataille de Guadalajara (mars 1937), il est blessé.

« Il est blessé dans les combats de Casa del Cobo d’un éclat reçu à la jambe. Evacué vers un centre de soins il doit à l’insistance d’une infirmière belge de na pas être amputé. Rapatrié à Lyon, il est soigné à Grange Blanche mais il ne se remettra jamais complètement. Il y a deux ans il a encore subi une opération. » (article cité)

Le Bataillon est transféré à la 14e BI sous le numéro 9.

Michel Munnia figure sur la cartothèque datée du 31 décembre 1937 qui mentionne sa date d'arrivée (18 novembre 1936) et sa "capacité politique" ("AF" voir BAO).

Une note de l'hôpital S’Agaró indique son âge (26 ans), son appartenance politique (PCF) et précise que c'est un "Bon antifasciste, classé parmi les bons activistes".

Le nom de Michel (Muña) du 9e Bataillon de la 14e BI figure sur une liste, datée du 10 mai 1938, de Brigadistes "activistes", communistes, hospitalisés à S’Agaró, villa 5, devant être rapatriés.

Réformé pour une déformation de la jambe et du pied droits, il est évacué le 3 juillet 1938.

Le retour

Lors d’une exposition, organisée en 2004 à Villeurbanne, sur les volontaires, un article de la revue de l’Institut régional CGT d’Histoire Sociale, Cahiers d’histoire sociale Rhône, lui est consacré :

« C’est donc en novembre qu’il se rend, accompagné de sa fiancée, à Perrache où un départ est organisé. On leur a recommandé la discrétion, mais les retrouvailles avec les autres volontaires s’accompagne d’une tonitruante « Internationale »qui résonne sous les immenses voutes de la gare.

Il est envoyé à Madrid qu’assiègent les troupes de Franco. L’hiver est dur sur les auteurs de Madrid. Salvatore se souvient de l’humidité, de la boue, des branchages d’olivier arrachés pour faire des litières, et des ravages des balles explosives sur les arbres et sur…les hommes. »

Il meurt le 10 juin 2009 dans le 7e arrondissement de Lyon.

Sources

Institut régional CGT d’Histoire Sociale, Cahiers d’histoire sociale Rhône – Alpes, n° 67, mars 2004.

RGASPI (Moscou, F. 545. op. 2. d. 290. op. 3. d. 703 et op. 6 d. 1039 et 1330) - INSEE.