BAUM (BOÏM) Léon
Léon Baum est né en 1906 à Lodz (Pologne) dans une famille ouvrière.
Selon David Diamant : « A 14 ans, il part avec sa mère pour Berlin et de là, vers la Belgique en 1927. Il y travaille et milite dans les organisations progressistes. En 1933, il est expulsé pour son activité politique et arrive à Paris. Il y adhère au Parti communiste français. Le 8 février 1934, il combat sur les barricades avec ses camarades de Belleville. Il est arrêté par la police et expulsé. Il continue néanmoins clandestinement son action » (livre cité, p. 359)
L’Espagne
Le 8 août 1936, il part « volontairement » pour l’Espagne.
Il est tué dans les combats pour Irun le 23 août, selon Jean Serres, ou le 3 septembre, selon David Diamant.
Ce dernier auteur précise:
« Sa mort, la mort du premier volontaire parti de Paris fit une forte impression. La presse ouvrière s’en fit l’écho. Le poète soviétique [Itzik Fefer] envoya son poème (« Un poème pour Léon Boim ») qui fut publié dans le quotidien parisien ‘’La Presse Nouvelle’’, le 11 octobre 1936. ».
David Diamant a traduit ce poème dans son ouvrage cité. (pp. 359 - 360)
Moshé Zalcman, dans son ouvrage cité (p.35), en donne un extrait:
Il est venu là-bas
Du tumultueux Paris
Il a pris avec lui
Son cœur rouge, tout frais
Il a apporté avec lui
Le souffle de la Commune
Le soleil l'a trouvé
Mort après le combat
Le paysan de Castille
Chantera notre chant
La rougeur du printemps
Flottera sur Madrid.
Sources
Diamant, David, Combattants juifs dans l’armée républicaine espagnole 1936 – 1939 », Editions Renouveau, 1979 – Zalcman, Moshé, Joseph Epstein, colonel Gilles, La Digitale, 1984 - Serres, Jean Eté 1936 - la guerre d’Espagne de part et d’autre de la Bidassoa, Atlantica, 2006