LIGIER André

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
Révision datée du 4 juillet 2026 à 09:00 par Claire (discussion | contributions)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
LIGIER André.jpg

André Marius LIGIER est né le 9 mai 1899 avenue de la Gare à Saint-Ouen (Seine). Son père, Gustave, était mécanicien et socialiste, sa mère, Marie Bidon, cuisinière. De niveau d'études Primaires, il fut mobilisé en 1917 au 1er Groupe Aérostation (dirigeables) et participa à la campagne de Champagne. Il trouva un intérêt pour le mouvement prolétaire en 1920,"devant l'exploitation de mes semblables".

Chauffeur de profession, il sera employé aux établissements Dufour et Coquillard à Champigny-sur-Marne (Seine) avant de s'établir à son compte. Syndiqué à la CGTU en 1925 puis à la CGT lors de la réunification, il était également membre de l'AUS ([[Amis de l’Union Soviétique) et du SRI. Il adhéra au PCF en mai 1936 au Perreux-sur-Marne (Seine) cellule du centre. Il était membre du comité de presse et "chargé de surveiller le conseil municipal fasciste du Perreux". Il suivit les cours élémentaires du parti. Lecteur de "L'Humanité", "Ce soir", "Regards", "Russie d'aujourd'hui" ainsi que " La maladie infantile du communisme" de Lénine, "Fils du peuple" de Maurice Thorez. Il s’était particulièrement intéressé au mouvement ouvrier. Il avait écrit quelques articles régionaux dans "La voix de l'Est".

Lors de son départ comme volontaire en Espagne républicaine, il était marié, père de deux enfants et résidait 45, allée de Bellevue au Perreux.

=L'Espagne

Il arrive en Espagne le 6 novembre 1937, via Massanet, aidé par le PCF. Il est affecté au 13e Bataillon Henri Barbusse de la 14BI. Muté au 12e Bataillon Ralph Fox (OJ n° 240 du 24 novembre 1937). Nommé chauffeur à l'état-major le 3 décembre 1937 (OJ n° 248), il est muté au service des transports le 24 janvier 1938 (OJ n°283). Sa dernière affectation est la 1ère Compagnie du 10e Bataillon Vaillant-Couturier jusqu'au Retrait des Brigades Internationales. Son nom figure sur différentes listes. Liste de rapatriés intitulée "Comité du Bataillon de Paris" 2e Compagnie, sans date. Il figure également sur une autre liste intitulée "Parc de ravitaillement de la base des Brigades internationales"- Reste des services - Journal du commissaire du 2 mars 1938 - CUARTEL INTENDENCIA IGLESIA CONCEPCION. Rapatrié de S'Agaro avec l'observation suivante : "Syndiqué depuis 1924, camarade antifasciste qui s'intéresse à tout travail de l'hôpital". Une appréciation sur les camarades rapatriés le qualifie d’"assez bon". André Ligier figure dans l’inventaire général des cartothèques du 13 mai 1938 sous le n° 3945, âgé de 39 ans, assorti de l’observation BAO (voir BAO).

Dans le document de démobilisation qu'il complète le 13 novembre 1938, plusieurs questions lui sont posées. Il déclare connaitre les 13 points de gouvernement d'union nationale Negrin, les avoir étudiés et n'avoir aucune objection. Il pense que:" cela doit permettre au gouvernement Espagnol d'assurer la paix sur des bases solides et durables". Quelle est ton opinion sur la politique du front populaire en Espagne? Il répond : "L'unité étant parfaite je n'ai rien à critiquer, bien au contraire". Que penses- tu des Brigades de leur organisation politique et militaire ? Sa réponse : "Les BI ont contribuées à éduquer et à montrer l'exemple à nos camarades espagnols qui ont su dans les différentes batailles....(.illisible)".

Il demande à retourner au Perreux où se trouvent sa femme et ses enfants.

Durant 10 mois d'engagement, il indique avoir participé aux opérations de Valdemorillo, Caspe Offensive franquiste d’Aragon, Ebre Bataille de l’Ebre et Gandesa, sans jamais avoir été en première ligne et n'avoir jamais eu de permissions. En octobre 1938, il fait fonction de délégué politique.

Le retour

Probablement divorcé, s’étant marié lors de son départ en Espagne, il épouse Albertine, Jeanne Pothier à Lyon 2e arrondissement le 2 juin 1951. André Ligier meurt le 19 avril 1993 à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

Sources

RGASPI (Moscou, F. 545. op. 2. d. 102. 110. 123 et 292) - RGASPI (Moscou, F. 545. op. 3. d. 367, 368 et 369) - RGASPI (Moscou, F. 545. op. 6. d. 30, 35, 57, 1041, 1044 et 1286) - Arch Départ de la Seine-Saint-Denis, Etat Civil, cote 1E070/117, acte de naissance n° 337 du 9 mai 1899.- INSEE - Perreux-sur-Marne (Le)‎