LAPORTE François
François Paul Marcel Laporte voit le jour le 21 janvier 1898 au lieu-dit "La Gare" de Saint-Sulpice-Laurière, en Haute-Vienne. Son père, François, socialiste, était employé aux chemins de fer, sa mère, Catherine Gaudeix, couturière.
Titulaire du Certificat d'Etudes Primaires, il était manœuvre et possédait des connaissances en électricité du bâtiment.
En 1917, lors du premier conflit mondial, il est mobilisé au 162e Régiment d'Infanterie, puis muté au 9e et sera démobilisé avec le grade de caporal, avec citation.
Le 25 juin 1921, il épouse à Pantin (Seine) Marie Charlotte Spique dont il divorcera le 1er mai 1934.
Son éveil à la politique commence dès 1920 lors des grèves des cheminots et par ses lectures, L'Humanité, Les Cahiers du Bolchevisme et des écrits de Lénine sur la révolution Russe. Il adhéra au Secours Rouge en 1922, puis au PCF en 1925, cellule Charles Auray à Pantin ; il s'y occupera notamment de la propagande. En 1933, il devient membre du SRI, et participe activement aux grèves de 1935 et 1936.
Il travaille aux chemins de fer au dépôt de Pantin, garage de l'Ourcq (500 ouvriers) pour un salaire mensuel de 1 500 Frs. En qualité de militant CGT, il écrit quelques articles concernant l'organisation syndicale des cheminots dans La tribune des cheminots.
Divorcé, il demeurait 7, rue Camille Desmoulins à Bezons (Seine-et-Oise).
L'Espagne
Parti de Paris, pour « lutter contre le fascisme » le 19 février 1938, (Son nom figure sur une liste des cadres partis à cette date), il franchit illégalement la frontière "handando por la montaña" (voir article Passage clandestin des Pyrénées) et rejoint Figueras, via Agullana le 23 février.
Il est affecté le 2 avril à la 4e Compagnie du Bataillon Vaillant-Couturier, 4e Compagnie de la 14BI puis à la 1ère Compagnie du Bataillon Commune de Paris.
Lors de la bataille de Caspe (voir l’article Offensive franquiste d’Aragon, il est blessé le 11 avril à la jambe gauche par des éclats d'obus. Hospitalisé durant 2 mois à Barcelone puis à Montserrat, il retourne sur le front de l'Ebre en juillet.
Son nom figure sur la cartothèque du 13 mai 1938 (n° 3441) avec la mention de son âge (« 40 ans ») et l'appréciation « AF » (voir BAO).
Après le retrait des brigades (voir article Negrin, il est démobilisé avec le grade de cabo (caporal). Il avait adhéré au PCE et se trouvait au centre de regroupement de Calella [Barcelone] le 31 octobre 1938.
François Laporte fait partie du convoi de volontaires rapatriés d’Espagne qui arrive à la Gare d’Austerlitz le 13 novembre 1938 et défile jusqu’à la Maison des Metallos.
Le retour Il épouse Reine Marie Madeleine Bonjard à Chalo-Saint-Mars (Seine-et-Oise) le 27 février 1943.
Il meurt à l'hôpital d'Eaubonne (Seine-et-Oise) le 21 juin 1951. Son nom figure sur la liste « In Memoriam » « Honneur à la mémoire de nos héros » éditée par l'AVER (" Epopée d'Espagne "), page 195.
Sources
AVER (" Epopée d'Espagne "), Paris, 1956 RGASPI (Moscou, F. 545. op. 2. d. 123 et op. 3. d. 385) - RGASPI (Moscou, F. 545. op. 6. d. 30, 36, 57. 1043, 1263 et 1432). MRN (Archives de l’AVER, carton 28 bis).
Archives Départementales de la Haute Vienne - Etat Civil, cote 3 E 181/13, Acte de naissance n° 2 du 21 janvier 1898 - Arch Départ de Seine-Saint-Denis, Etat Civil, cote PAN 556W36 - Acte de mariage n° 248 du 25 juin 1921.
Eva Léger et Tiphaine Catalan, Les répercussions de la guerre d’Espagne en Limousin : des premiers échos à l’accueil des réfugiés (pp 160-170, « Le front populaire en Limousin »), Limoges, les Ardents Editeurs, 2016.