RICARD Gilbert : Différence entre versions

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
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Dès son engagement, il participe aux combats du front du Centre : Los Angeles du 13 au 17 novembre (il est alors nommé caporal). Le 20, il se porte volontaire avec la cavalerie de la 12BI et combat du 26 novembre au 1<sup>er</sup> décembre à la Casa de Campo et Aravaca. Du 9 au 15 décembre, la Brigade est au repos puis, du 15 au 22, elle participe à la bataille de Boadilla del Monte [[Bataille de Madrid]].
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Dès son engagement, il participe aux combats du front du Centre : Los Angeles du 13 au 17 novembre (il est alors nommé caporal). Le 20, il se porte volontaire avec la cavalerie de la 12BI et combat du 26 novembre au 1<sup>er</sup> décembre à la Casa de Campo et Aravaca. Du 9 au 15 décembre, la Brigade est au repos puis, du 15 au 22, elle participe à la bataille de Boadilla del Monte. [[Bataille de Madrid]].
  
 
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Du 20janvier au 9 mars, il intègre l'Ecole des officiers de Pozo Blanco et est affecté au [[Bataillon Vaillant-Couturier]] de la 14BI avec le grade de lieutenant.
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Du 20 janvier au 9 mars, il intègre l'Ecole des officiers de Pozo Blanco et est affecté au [[Bataillon Vaillant-Couturier]] de la 14BI avec le grade de lieutenant.
 
Du 13 mars au 19 juin, il participe à la bataille de Caspe [[Offensive franquiste d'Aragon]]. Du 19 juin au 18 juillet, il est intégré au [[Bataillon Henri Barbusse]].
 
Du 13 mars au 19 juin, il participe à la bataille de Caspe [[Offensive franquiste d'Aragon]]. Du 19 juin au 18 juillet, il est intégré au [[Bataillon Henri Barbusse]].
 
Du 27 juillet jusqu'au retrait des Brigades [[Retrait des Brigades Internationales]], il est affecté au [[Bataillon Commune de Paris]] et participe à la bataille de l'Ebre [[Passage de l'Ebre]], [[Bataille de l'Ebre]].
 
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En 1945, il s'engagea dans l'armée au 3<sup>e</sup> Bataillon du Génie, devint sergent et participa aux opérations de déminage dans le Calvados. C'est lors d'une de ces opérations qu'il trouva la mort, le 17 mars à Troarn en voulant désamorcer une mine piégée.
 
En 1945, il s'engagea dans l'armée au 3<sup>e</sup> Bataillon du Génie, devint sergent et participa aux opérations de déminage dans le Calvados. C'est lors d'une de ces opérations qu'il trouva la mort, le 17 mars à Troarn en voulant désamorcer une mine piégée.
 
Sa veuve attendait son 8<sup>e</sup> enfant.
 
Sa veuve attendait son 8<sup>e</sup> enfant.
Gilbert Ricard a reçu la mention " Mort pour la France " homologuée par le Service Historique de la Défense de Caen sous la référence AC 21 P 141221
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Gilbert Ricard a reçu la mention " Mort pour la France " homologuée par le Service Historique de la Défense de Caen sous la référence AC 21 P 141221.
 
 
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==Sources==
 
==Sources==
*RGASPI (Moscou, 545.6.454).
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*AVER (MRN, archives de l’AVER).
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*RGASPI (BDIC Mfm880/30) - RGASPI (Moscou, F. 545. Op. 6.D 45. 454. et 1373)- Archives Départementales de l'Eure, Etat civil cote 2 E 7333, acte de naissance n° 12 du 25 août 1908 - Service Historique de la Défense, Caen - Maitron article 183901. *AVER (MRN, archives de l’AVER).
[[Catégorie: Brigadistes]] [[Catégorie: Age: 26 à 30 ans]][[Catégorie: Formation Militaire : Chasseurs]][[Catégorie: Charbonnier]][[Catégorie: CGTU]] [[Catégorie: CGT]][[Catégorie: PCF]] [[Catégorie: SRI - Secours Rouge International| SRI]][[Catégorie: Marié avec enfant]][[Catégorie: Arcueil]][[Catégorie: Arrivée en Espagne: Octobre 1936]][[Catégorie:14e BI]]
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[[Catégorie: Brigadistes]] [[Catégorie: Age: 26 à 30 ans]] [[Catégorie: Etudes Primaires]] [[Catégorie: Formation Militaire : Cavalerie]] [[Catégorie: Livreur]] [[Catégorie: CGTU]] [[Catégorie: CGT]][[Catégorie: PCF]] [[Catégorie: SRI - Secours Rouge International|SRI]] [[Catégorie: Marié avec enfant]][[Catégorie: Arcueil]][[Catégorie: Arrivée en Espagne: Novembre 1936]] [[Catégorie: 12e BI [[Catégorie:14e BI]] [[Catégorie: Blessés]]

Version actuelle datée du 24 mars 2025 à 00:53

Gilbert, Camille Ricard est né le 24 août 1908 à Alizay (Eure). Il était le fils naturel de Marguerite, Victorine Ricard, employée de commerce résidant à Paris (11e). De niveau d'études primaire, en 1929 il effectua son service militaire durant 18 mois au 7e Chasseur à cheval à Evreux. Il obtint le grade de brigadier mais sera démobilisé comme simple soldat. Au cours de cette période, il acquit des connaissances comme mitrailleur et éclaireur. Rendu à la vie civile, il occupera différents emplois : libraire durant 18 mois, terrassier-carrier, agriculteur, livreur de charbon.

Membre de la CGTU puis de la CGT depuis septembre 1934, il adhéra au PCF, cellule 559 de Montrouge (Seine) et s'inscrivit aux cours d'études de l'Université Ouvrière. En 1935, il participa comme délégué pour le parti à la Conférence Régionale d'Ivry.

Le 30 janvier 1936, il épousa Elise Gosse à la mairie d'Arcueil (Seine).

Durant cette année, il participa activement aux grèves. Il était alors responsable de chantier en qualité de charbonnier-charretier aux établissements Portal situés à Arcueil, 27 rue Jean-Jaurès pour un salaire journalier de 45 francs. Gilbert Ricard était également membre du Secours Rouge International et du SOI et faisait partie du comité de défense de l'Humanité (CDH) ainsi que des Amis de l'Union Soviétique.

Son attrait pour la politique lui est venu de sa prise de conscience de l'exploitation de l'homme par l'homme ainsi que de l'étude du socialisme et du communisme. Gilbert était lecteur de l'Humanité, des Cahiers du bolchévisme, des brochures du parti communiste ainsi que des ouvrages tels que Le Capital, Le ciment, La charte communiste.

Avant son départ pour l'Espagne, Gilbert Ricard résidait avec son épouse et ses quatre enfants 46, rue Branly à Arcueil (Seine).

L’Espagne

Recruté par la Maison des Syndicats avenue Mathurin-Moreau à Paris (19e), à l'insu des siens, il arrive le 1er novembre 1936, sans passeport, par chemin de fer et autocar, soutenu par le Comité d'Aide à l'Espagne. Affecté du 9 novembre au 1er janvier 1937 à la 3e Compagnie de cavalerie du Bataillon André Marty de la 12BI, il intègre la 14BI à partir du 15 mars.

                                                                        1936

Dès son engagement, il participe aux combats du front du Centre : Los Angeles du 13 au 17 novembre (il est alors nommé caporal). Le 20, il se porte volontaire avec la cavalerie de la 12BI et combat du 26 novembre au 1er décembre à la Casa de Campo et Aravaca. Du 9 au 15 décembre, la Brigade est au repos puis, du 15 au 22, elle participe à la bataille de Boadilla del Monte. Bataille de Madrid.

                                                                        1937

Du 6 au 27 février, il combat sur le Front du Jarama, secteur de Morata de Tajuña, où il est nommé sergent mitrailleur. Du 8 au 23 mars, c'est la bataille de Guadalajara, du 9 au 19 avril, celle de Garabitas (défense de Madrid) puis, du 12 au 21 juin l'offensive de Huesca. Enfin, du 22 au 28 juin, repos à Tortosa. Du 28 juin au 5 août, il participe à la bataille de Brunete. Du 5 au 15 août, il bénéficie d'un temps de repos avant la bataille de Belchite du 15 au 21. Gilbert Ricard est nommé officiellement lieutenant le 9 septembre par le général Pazas (nomination confirmée par le chef du 21e Corps d'Armée) sur le front de Saragosse où il est blessé en tombant de cheval (cette blessure est certifiée par ses camarades Gabriel Faure, René Danzer (voir René DANZER) et le lieutenant Gaston Colin). Il est hospitalisé à Villanueva del Pardillo jusqu'au 23 novembre. Une fois rétabli, il rejoint la cavalerie de la 45e Division et est mis à la disposition de la base des Brigades à Albacete. Gilbert Ricard sera félicité deux fois pour sa bonne conduite au front par le commissaire Gabriel Faure et par le commandant de Compagnie Rossignol (voir Marcel ROSSIGNOL) en septembre 1937 et juillet 1938.

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Du 20 janvier au 9 mars, il intègre l'Ecole des officiers de Pozo Blanco et est affecté au Bataillon Vaillant-Couturier de la 14BI avec le grade de lieutenant. Du 13 mars au 19 juin, il participe à la bataille de Caspe Offensive franquiste d'Aragon. Du 19 juin au 18 juillet, il est intégré au Bataillon Henri Barbusse. Du 27 juillet jusqu'au retrait des Brigades Retrait des Brigades Internationales, il est affecté au Bataillon Commune de Paris et participe à la bataille de l'Ebre Passage de l'Ebre, Bataille de l'Ebre.

Un rapport (n° 6) non signé, daté de juillet 1938 signale que Gilbert Ricard figure sur une liste de « vieux cadres actuellement fatigués » le qualifiant de « démoralisé mais avec une bonne attitude au combat ».

Dans le formulaire de démobilisation, à la question "Qu'as-tu appris de particulier ?", il répond : "Cette expérience m'a permis d'employer toute ma force d'homme éduqué politiquement et syndicalement en progressant chaque jour pour me permettre de lutter comme je l'ai toujours fait jusqu'à présent contre l'exploitation de l'homme par l'homme". A sa démobilisation, il demande à retourner à Arcueil afin d'y retrouver sa femme et ses enfants. Son n° de carnet militaire est le 81245. Gilbert Ricard fait partie du convoi de volontaires rapatriés d'Espagne qui arrive à la gare d'Austerlitz le dimanche 13 novembre 1938 et qui va défiler depuis cette gare jusqu'à la Maison des Métallos.

Le Retour

A son retour, il occupa divers emplois entrecoupés de périodes de chômage. Poursuivant son engagement politique, lors de la déclaration de guerre, il ne fut pas mobilisé. Le journal "L'Humanité" ayant été interdit le 26 août 1939, il fut arrêté le lendemain avec quatre autres militants par des policiers de Gentilly. Cette arrestation a été due au fait qu'ils distribuaient des tracts ronéotypés, à en-tête de "L'Humanité", approuvant le pacte germano-soviétique. Il comparut le 23 janvier 1940 devant le tribunal militaire de Paris et fut condamné à 6 mois de prison. Le 23 mars, bien que père de 7 enfants, il fut l'objet d'une perquisition à son domicile. Elle se révéla infructueuse.

Un rapport daté du 13 mars 1942 indique qu'il avait été membre du PCF de la région Paris-Sud, qualifié de militant particulièrement actif et propagandiste des théories moscoutaires.

En 1945, il s'engagea dans l'armée au 3e Bataillon du Génie, devint sergent et participa aux opérations de déminage dans le Calvados. C'est lors d'une de ces opérations qu'il trouva la mort, le 17 mars à Troarn en voulant désamorcer une mine piégée. Sa veuve attendait son 8e enfant. Gilbert Ricard a reçu la mention " Mort pour la France " homologuée par le Service Historique de la Défense de Caen sous la référence AC 21 P 141221.

Sources

  • RGASPI (BDIC Mfm880/30) - RGASPI (Moscou, F. 545. Op. 6.D 45. 454. et 1373)- Archives Départementales de l'Eure, Etat civil cote 2 E 7333, acte de naissance n° 12 du 25 août 1908 - Service Historique de la Défense, Caen - Maitron article 183901. *AVER (MRN, archives de l’AVER). [[Catégorie: 12e BI