DESJARDIN René Georges

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
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René Georges Desjardin est né le 24 mai 1898 à Paris dans le 18 arrondissement. Son père Charles Arthur et sa mère Christine Le Bloch étaient décédés au moment de son engagement en Espagne.

Après des études élémentaires il avait été mobilisé en 1917 pendant 3 ans et avait terminé au 104 R.J. comme soldat. Il y avait acquis des connaissances comme mitrailleur.

Ce célibataire était cuisinier et occasionnellement barman sans avoir fait d’études professionnelles. Il avait travaillé chez Albert aux Champs-Elysées et ensuite à Lyon chez Berrier-Millet à la brasserie de l’Horloge (Lyon d’or et d’argent) qui employait 19 ouvriers. Il touchait un salaire de 890 francs par mois.

En 1923 il avait participé à des réunions syndicales et en 1927 s’était affilié au syndicat des cuisiniers de la CGT. Il avait participé à « toutes manifestations de rue, grèves alimentaires 1936 ». Il lisait l’Humanité, Regards et avait lu Germinal d'Emile Zola. Il avait étudié ou lu des extraits de l'œuvre de Lénine et Fils du Peuple de Maurice Thorez. Il aimait les questions politiques, économiques et étrangères. Il avait écrit dans l’Humanité en 1923 des articles sur les bagnes d’Afrique.

Il connaissait Paris, Marseille, Auxerre, Le Havre.

Au moment de son départ en Espagne il résidait au 43 rue du Chevaleret dans le 13 e arrondissement de Paris.

L’Espagne

René Desjardin arrive le 28 novembre 1936, aidé par le PCF pour « Lutté contre le fascisme Mondial ».

Il intègre la Compagnie de Mitrailleuses du 3e Bataillon de la 14e BI et participe à la Bataille de Lopera.

Il prend part ensuite aux combats de Las Rozas (voir Défense de Madrid) où le 14 janvier 1937 il est blessé par « une balle explosif, main gauche ». Hospitalisé au Palace Hôtel (Madrid). Il reste 6 mois et demi à Castellon de la Plana. La commission médicale d’Albacete le renvoie en France pour invalidité à 40 % le 18 mai 1937. Il part pour la France le 10 aout 1937 et c’est probablement au cours de cette permission qu’il adhère au PCF, cellule 1960, à Paris dans le 13 e arrondissement. Il cite Louis Vasseur, résidant au 233 rue du Faubourg Saint-Martin comme celui qui a présenté sa demande d’adhésion.

Il retourne en Espagne à une date non trouvée actuellement. Le 14 janvier 1938, considéré comme mutilé de guerre, il est affecté à la 4e Compagnie du Bataillon Commune de Paris de la 14e BI, comme agent de liaison. De retour au Front, il participe aux combats du Passage de l'Ebre, et à ceux de Corbera (voir la Bataille de l’Ebre).

En 1937 il a adhéré au PCE et au SRI (voir Solidarité) à Benicassim.

Sur sa fiche de démobilisation, il indique trouver « très bonne » la politique du Front Populaire en Espagne. Elle est bonne et juste pour « la justice et les grandes libertés d’idées accordé au peuple espagnol ».

Au sujet des BI il répond que « le role des Brigades internationales a été l’unité des Bases apporté au peuple espagnol pour dans sa lutte pour la liberté ».

En Espagne il a appris l’« Esprit de camaraderie et fraternisation et le changement depuis la République espagnole ».

Aux organisations antifascistes de son pays il peut apporter la « confiance du Peuple en tout gouvernement de Front Populaire. »

Il cite Louis Vasseur comme un camarade pouvant l’aider à son retour. Il ne pense pas pouvoir retrouver du travail et pense au H.C.R.B. pour lui venir en aide. Il cite Louis Vasseur et le lieutenant Henri Saulon du 13e Bataillon de la e BI comme pouvant attester de la véracité de ses dires. René Desjardin signe sa biographie de militant à Ametlla de Mar le 22 octobre 1938.

Un rapport de Lucien BIGOURET daté du 23 octobre 1938 le signale comme ayant eu une bonne conduite tant à l’arrière comme au Front quoiqu’ « un peu rouspéteur » mais d’une « faiblesse politique très nette », jouissant d’une bonne opinion de ses camarades. Il termine en disant que c’est un « élément à aider et à conseiller au point de vue politique ».

Son nom figure sur 2 notes référencées ar. Français N. 3.-5 et arch. Gen. 134. p 230.

René Desjardin fait partie du convoi de volontaires (n°201) rapatriés d’Espagne le 12 novembre 1938 et qui arrive le 13 à la Gare d’Austerlitz. Il déclare se rendre à Paris.

Sources

AVER (MRN, Archives de l’AVER, carton 28 bis) - RGASPI (Op.6.D.1152)