CAULA Robert

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
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Robert Caula est probablement né en 1900 (âgé de 38 ans).

Employé d’hôtel-restaurant, il avait travaillé au restaurant Hugo, rue Pairolière à Nice. Sympathisant communiste, parlant espagnol, allemand et italien, il était membre de la CGT, section hôtelière de Nice, depuis 1936.

Avant son départ pour l’Espagne, il était au chômage.

L’Espagne

Arrivé en Espagne le 26 octobre 1936, Robert Caula est affecté au bataillon « Dumont » qui deviendra le Bataillon Commune de Paris jusqu’au mois de février 1937. En mars, il est muté à l’état-major de la 11e BI comme interprète d’un officier du bureau des opérations. D’avril à août, il est affecté au dépouillement et à la distribution du courrier de la 11e BI. Puis il est nommé fourrier du groupe d’artillerie franco-belge « Ana Pauker » et enfin responsable des munitions de ce groupe.

Le 10 mai 1937, il est nommé sergent, mais il n’a pas reçu sa nomination officielle « j’ai été nommé par l’EM de la brigade à Guadalajara (Cañizar) ».

Il n’a pas bénéficié de permission.

Sur le formulaire de rapatriement du 8 novembre 1938, il juge les 13 points du Dr Negrin « pas mal mais on pourra mieux se prononcer après la guerre ». Il pense que la politique du Front populaire espagnol est « bien depuis l’unité des deux syndicats, unité malheureusement accomplis trop tard et dans les conditions difficiles que tous nous connaissons ».

A la question, « Dis-nous dans quel domaine [les organisations ouvrières ou antifascistes] pourront te venir directement en aide ? » Il répond :

« pécunièrement naturellement, tout d’abord puisque nous sommes fauchés et du travail ensuite ».

A la question « Penses- tu retrouver du travail ? » Il répond « cela sera dur ». Il demande son rapatriement à Perpignan puis à Nice auprès de sa mère.

Une note manuscrite non datée non signée indique que ses capacités militaires sont médiocres, et que « sergent [il] a assumé son travail consciencieusement aux munitions. [il] parle 5 langues. Politiquement, il s’est toujours intéressé à la lecture et discussion de la presse. [c’est un] bon antifasciste ».

Le rapport non daté du commissaire politique Lucien BIGOURET (voir la biographie de ce volontaire) précise qu’avec la lecture de la presse, il « entraine les camarades à participer aux discussions ». Cependant, sa conduite personnelle « manque de franchise » et il aurait fait « des tentatives d’entrainer les camarades aux jeux d’argent ». L’opinion des camarades est que « lorsqu’il fut fourrier il ne rendait pas de compte comme il aurait du le faire d’où suspicion des copains ».

Ce volontaire figure dans l’inventaire général des cartothèques du 5 mai 1938 sous le n° 857 assorti de l’observation AF (voir BAO).

Sources

RGASPI (BDIC, Mfm 880/8, 545.6.1113)‎