PIEPLU André : Différence entre versions

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
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André Pieplu était permanent du syndicat des métaux, membre de la CGT et du PCF.
 
  
Il habitait rue de la Libre Pensée à Montreuil (Seine).
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André, Maurice PIEPLU naît le 12 novembre 1911 à Paris 11ème, fils de Maurice, polisseur sur métaux puis ouvrier mécanicien aux ateliers de la Compagnie des Chemins de Fer de l’Est, et d’Angèle Grignon, couturière puis commerçante.
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Après obtention du certificat d’études primaires, il effectuait un apprentissage d’ajusteur à Montreuil.  Rendu à la vie civile après son service militaire d’un an au 20e Bataillon Ouvriers d’Artillerie (BOA) dont il sortait brigadier, il travaillait dans diverses entreprises de l’Est parisien comme tourneur-ajusteur sur métaux.
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Adhérent de la CGTU en 1929, il devint secrétaire de la section intersyndicale CGT de Montreuil puis délégué permanent du syndicat des Métaux pendant les grèves de juin 1936.
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Il avait adhéré aux Jeunesses Communistes en 1932, puis au Parti communiste en 1934 et était membre du comité de rayon. Il inaugurait en juillet 36 une nouvelle rubrique syndicale dans le journal La Voix de l’Est.
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Avant son départ en Espagne, il était célibataire et habitait 8 rue de la Libre-Pensée à Romainville.
  
 
==L’Espagne==
 
==L’Espagne==
Il y arrive le 25 août 1936.
 
  
(Ces renseignements sont extraits d’une liste non datée de la 14<sup>e</sup> BI).
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Il part en Espagne de sa propre initiative fin août 1936, aidé par le comité d’entraide au peuple espagnol. A son retour, il déclarera " si nous sommes partis en Espagne, c'est que nous sentions que si les fascistes allemands, italiens et espagnols étaient victorieux là-bas, il y aurait la guerre".
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Il s’enrôle dans l’escadrille España, dirigée par André Malraux, comme mécanicien volant et participe à des missions sur les fronts de Madrid, Tolède, Talavera, Teruel. Il rentre en France en décembre 1936.
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Il revient en Espagne le 24 février 1937, délégué par le syndicat des Métaux pour répondre à la demande d’André Marty d’envoi de membres du PCF « pour remplir les fonctions de commissaires politiques de compagnie, de bataillons ou de brigades ». Il est d’abord affecté comme élève à la Compagnie des sous-officiers à Pozo Rubio.
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Du 15 mars 1937 au 13 mars 1938, il est nommé commissaire politique du groupe des Batteries Anti-aériennes (DCA Internationale): il participe aux fronts de [[Guadalajara (mars 1937)]], [[Offensive républicaine sur Ségovie]]  Madrid (jusqu’en juillet), [[Brunete]], ||Offensive républicaine sur Saragosse]]. De novembre 1937 à janvier 1938, il se trouve à Valence pour la formation de nouvelles Batteries. Du 20 janvier au 5 février 1938, il est sur le front de [[Teruel (décembre 1937)]] avec le grade de lieutenant.
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Il est noté par la commission des cadres d’[[Albacete]], ainsi que par Marcel Debernadi, capitaine chef de groupe de la DCA Internationale, comme « un bon camarade, modeste, travaille très consciencieusement, aimé de ses camarades ».
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Il rentre en France par le Boulou le 2 février 1939.
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==Le retour==
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André Pieplu se marie le 22 juillet 1939 à Montreuil avec Marcelle Fromentier.
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Mobilisé fin août 1939 dans un Bataillon d’Ouvriers d’Artillerie sur la frontière sarroise, il fut envoyé en février 1940 dans une compagnie spéciale de travailleurs à Saint-Benoît, près de Rambouillet, au camp de séjour surveillé -CSS-d’Oraison pour internés politiques communistes. Après un passage au centre de séjour surveillé de Fort-Barraux (Isère), il fut transféré au centre d’internement administratif de Saint-Sulpice-la-Pointe le 8 février 1941. Il en sortira le 29 mars 1943 pour être envoyé à Bayonne, mis à disposition de l’organisation Todt pour construire le mur de l’Atlantique. Il réussit à s’évader et revint en région parisienne travailler clandestinement.
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André Piéplu était adhérent de l’[[AVER]].
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Il meurt le 11 juin 2001 à Chatenay-Malabry.
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==Sources==
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RGASPI (Moscou, F. 545. op. 3. d. 364 et op. 6. d.1352) - Rémi Skoutelsky, ‘‘L’espoir guidait leurs pas’’, Grasset, Paris, 1998  pages 115, 136, 176, 229 et 288 - Centre d’internement  de Saint-Sulpice-la-Pointe de J-Ph Lantes.
  
==Source==
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[[Catégorie: Miliciens]] [[Catégorie: Brigadistes]] [[Catégorie: Age: 21 à 25 ans]] [[Catégorie: Certificat d'Etudes Primaires]] [[Catégorie: Apprentissage]] [[Catégorie: Formation Militaire : Artillerie]] [[Catégorie: Tourneur‎]] [[Catégorie: Permanent‎]]  [[Catégorie: CGTU]] [[Catégorie: CGT]] [[Catégorie: JC]] [[Catégorie: PCF]] [[Catégorie: Célibataire]]  [[Catégorie: Romainville]] [[Catégorie: Arrivée en Espagne: Août 1936]]  [[Catégorie: Arrivée en Espagne: Février 1937]] [[Catégorie: Aviation]] [[Catégorie: Artillerie Internationale]] [[Catégorie: Internement]]
RGASPI (Moscou, 545.6.453).
 
[[Catégorie: Brigadistes]] [[Catégorie:Permanent]] [[Catégorie:CGT]][[Catégorie:PCF]]
 
[[Catégorie:Montreuil]][[Catégorie: Arrivée en Espagne: Août 1936]][[Catégorie:14e BI]]
 

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André, Maurice PIEPLU naît le 12 novembre 1911 à Paris 11ème, fils de Maurice, polisseur sur métaux puis ouvrier mécanicien aux ateliers de la Compagnie des Chemins de Fer de l’Est, et d’Angèle Grignon, couturière puis commerçante.

Après obtention du certificat d’études primaires, il effectuait un apprentissage d’ajusteur à Montreuil. Rendu à la vie civile après son service militaire d’un an au 20e Bataillon Ouvriers d’Artillerie (BOA) dont il sortait brigadier, il travaillait dans diverses entreprises de l’Est parisien comme tourneur-ajusteur sur métaux.

Adhérent de la CGTU en 1929, il devint secrétaire de la section intersyndicale CGT de Montreuil puis délégué permanent du syndicat des Métaux pendant les grèves de juin 1936.

Il avait adhéré aux Jeunesses Communistes en 1932, puis au Parti communiste en 1934 et était membre du comité de rayon. Il inaugurait en juillet 36 une nouvelle rubrique syndicale dans le journal La Voix de l’Est.

Avant son départ en Espagne, il était célibataire et habitait 8 rue de la Libre-Pensée à Romainville.

L’Espagne

Il part en Espagne de sa propre initiative fin août 1936, aidé par le comité d’entraide au peuple espagnol. A son retour, il déclarera " si nous sommes partis en Espagne, c'est que nous sentions que si les fascistes allemands, italiens et espagnols étaient victorieux là-bas, il y aurait la guerre".

Il s’enrôle dans l’escadrille España, dirigée par André Malraux, comme mécanicien volant et participe à des missions sur les fronts de Madrid, Tolède, Talavera, Teruel. Il rentre en France en décembre 1936.

Il revient en Espagne le 24 février 1937, délégué par le syndicat des Métaux pour répondre à la demande d’André Marty d’envoi de membres du PCF « pour remplir les fonctions de commissaires politiques de compagnie, de bataillons ou de brigades ». Il est d’abord affecté comme élève à la Compagnie des sous-officiers à Pozo Rubio.

Du 15 mars 1937 au 13 mars 1938, il est nommé commissaire politique du groupe des Batteries Anti-aériennes (DCA Internationale): il participe aux fronts de Guadalajara (mars 1937), Offensive républicaine sur Ségovie Madrid (jusqu’en juillet), Brunete, ||Offensive républicaine sur Saragosse]]. De novembre 1937 à janvier 1938, il se trouve à Valence pour la formation de nouvelles Batteries. Du 20 janvier au 5 février 1938, il est sur le front de Teruel (décembre 1937) avec le grade de lieutenant.

Il est noté par la commission des cadres d’Albacete, ainsi que par Marcel Debernadi, capitaine chef de groupe de la DCA Internationale, comme « un bon camarade, modeste, travaille très consciencieusement, aimé de ses camarades ».

Il rentre en France par le Boulou le 2 février 1939.

Le retour

André Pieplu se marie le 22 juillet 1939 à Montreuil avec Marcelle Fromentier.

Mobilisé fin août 1939 dans un Bataillon d’Ouvriers d’Artillerie sur la frontière sarroise, il fut envoyé en février 1940 dans une compagnie spéciale de travailleurs à Saint-Benoît, près de Rambouillet, au camp de séjour surveillé -CSS-d’Oraison pour internés politiques communistes. Après un passage au centre de séjour surveillé de Fort-Barraux (Isère), il fut transféré au centre d’internement administratif de Saint-Sulpice-la-Pointe le 8 février 1941. Il en sortira le 29 mars 1943 pour être envoyé à Bayonne, mis à disposition de l’organisation Todt pour construire le mur de l’Atlantique. Il réussit à s’évader et revint en région parisienne travailler clandestinement.

André Piéplu était adhérent de l’AVER.

Il meurt le 11 juin 2001 à Chatenay-Malabry.

Sources

RGASPI (Moscou, F. 545. op. 3. d. 364 et op. 6. d.1352) - Rémi Skoutelsky, ‘‘L’espoir guidait leurs pas’’, Grasset, Paris, 1998 pages 115, 136, 176, 229 et 288 - Centre d’internement de Saint-Sulpice-la-Pointe de J-Ph Lantes.