DELASSUS Jules

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
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Ce volontaire est né le 12 avril 1902 à Busnes dans le Pas de Calais. Son père était décédé au moment de son engagement dans les Brigades. Sa mère "crétienne" s'appelait Julie Lecomte.

Il fait des études primaires.

Il aurait participé à la guerre en 1917. Le 17 mai 1922 il s'engage pour 2 ans dans le régiment des Tirailleurs Algériens, comme 2ème classe, à Casablanca.

Mineur de profession, il travaillait aux Mines de Liévin , probablement au Puits n° 1, qui employaient un millier de travailleurs au moment de son départ en Espagne. Son salaire était de 53 francs par jour. Il était affilié à la CGT, fédération des mineurs, depuis 1929 et faisait partie du SRI depuis 1936.

Ce serait en lisant l'Humanité vers 1930 qu'il commence à s'intéresser au mouvement prolétaire. En février 1934 et en juin 1936, il participe aux mouvements ouvriers et cette même année à la grève des mineurs. En 1936 également il adhère au PCF à la cellule du Puits 1. A part l'Humanité, il lisait Les cahiers du Bolchévisme.

Entre temps, le 27 juillet 1932, il est arrêté pour "fraude de tabac" et condamné à 6 mois de prison. Il dit avoir émigré en Belgique, légalement, mais sans préciser à quelle date.

Au moment de partir pour l'Espagne, il vivait en concubinage et résidait 36, rue du 14 Juillet à Liévin.

L'Espagne

Il passe en Espagne en passant par les Pyrénées le 16 avril 1938, aidé par le PC de Lens, "pour combattre le fascisme".

Il est affecté à la 14ème BI, au 4ème Bataillon Henri Barbusse, à la 2ème compagnie, comme armurier. Il passera ensuite à la 3ème compagnie (selon les différents rapports).

Il participe, lors de l’ Offensive franquiste d’Aragon aux combats de Gandesa (où il est cité à l'ordre du jour de son unité pour son courage), de Tortosa. Il fait également partie de la tentative de passage de l’Ebre. Il passe 5 mois au Front.

En ce qui concerne les 13 points du gouvernement d'Union Nationale, il déclare les avoir étudiés et les juge "bon", "bonne" également est son opinion au sujet de la politique du Front Populaire et il répond "oui" quand on lui demande si c'est une politique bonne et juste parce que "c'est un exemple du monde entier".

Il demande à être rapatrié à Liévin et dit avoir encore sa mère.

Dans un rapport daté du 20 octobre 1938, Lucien Bigouret (voir sa biographie) le juge "bon mais faible politiquement". Il souligne qu'il "s'est bien comporté au front comme à l'arrière" et le qualifie d' "activiste". Il précise qu' "il prenait part aux discussions dans les réunions quoique faible politiquement." S'il le trouve "un peu sectaire" "partisan de l'action directe" "un peu gueulard" il le reconnaît "discipliné et courageux" et "bon camarade qui a fait son travail". Il le signale comme un élément à aider et un bon militant du Parti.

Source

RGASPI (BDIC, Mfm 880/12, 545.6.1150)