CALVO Joseph

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
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Joseph CALVO est né le 18 novembre 1913 à Bayonne (Basses-Pyrénées).

Issu probablement d’une famille d’origine espagnole, il parle espagnol.

En 1934, il effectue son service militaire au 1er Régiment d’Artillerie Coloniale à Libourne.

Employé comme savonnier par l’entreprise Cote d’Argent à Bayonne, qui emploie 14 personnes, il perçoit un salaire de 38 francs par jour. Membre du syndicat CGT des produits chimiques, il exerce les fonctions d’archiviste et de contrôleur et devient délégué du personnel pendant 6 mois. En juin 1936, il participe aux grèves en tant que délégué de son entreprise et aux manifestations pour la paix.

Dès 1928, il s’intéresse « au mouvement prolétarien ». En 1930, il adhère aux JC d’Anglet (Basses-Pyrénées) dont il devient secrétaire durant 6 mois. Pendant 1 an, il est secrétaire du foyer de jeunesse d’Anglet. Lecteur de l’Humanité, Regards, Avant-garde, il s’intéresse plus particulièrement aux questions concernant les paysans. En 1932, il adhère au Secours Rouge. Il est membre de la section d’Anglet des Amis de l'Union Soviétique.

En septembre et novembre 1936, il participe au ravitaillement du front de Bilbao.

Célibataire, il est domicilié à Anglet (Basses-Pyrénées)

L’Espagne

Joseph Calvo arrive en Espagne le 5 février 1937 et est affecté comme chef de pièce ravitailleur à la 15e Brigade, 24e Bataillon (Spanish Battalion), 3e Compagnie, 2e Groupe d’Artillerie lourde. Il exerce les fonctions de délégué politique. Adhérent du PCE, il est secrétaire de cellule de l’état-major.

Le 5 mai 1937, il est nommé sergent (téléphoniste observateur).

Il bénéficie d’une permission et rentre en France le 17 octobre 1937. Il revient en Espagne le 4 janvier 1938 et est affecté à la 14e BI.

Dans une note du 25 novembre 1938 à l’entête du commissariat de guerre des brigades, le camarade Tavlitzki, responsable du secrétariat du parti pour les ressortissants français, belges et suisses donne une appréciation élogieuse d’Alfonso Calvo « très bon, intelligent, [il] a travaillé pour l’amélioration de la vie politique de sa batterie et de l’état-major. Sa conduite morale et politique est bonne, il appréhende bien les problèmes de l’Espagne. C’est un élément sincère, bon militant avec peu d’expérience ».

Dans le formulaire de rapatriement du 5 décembre 1938, Joseph Calvo donne son opinion sur la politique du front populaire en Espagne qui « a permis de faire l’union de tout le peuple » et sur les BI qui
«ont une bonne organisation politique puisque dans ses rangs, il y a des hommes de toutes tendances qui sont restés toujours unis et pour l’organisation militaire se sont les BI qui les premières ont une véritable organisation et ont aussi donné un bon exemple aux anciennes milices espagnoles » Les BI « ont toujours donné l’exemple de l’unité et ont montré au fascisme que les travailleurs sont capables de former leur société».

Joseph Calvo figure dans l’inventaire général des cartothèques du 5 mai 1938 sous le n° 774 et l’observation M. B. A. O. (voir BAO).

Sources

RGASPI (BDIC, Mfm 880/8, 545.6.1107).

RGASPI (Moscou, 545.6.441).