BARON François

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
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François Baron est né à Saint-Brieuc (Côtes du Nord) le 22 octobre 1913.

Après des études primaires et un brevet d’électricien, il a servi dans la Marine comme engagé volontaire de 1930 à 1935. Grâce à ses connaissances techniques en téléphonie et en électricité, il a voyagé en France, en Chine et au Japon.

Revenu à la vie civile, il travaille aux chantiers de la Gironde à Bordeaux (environ 1500 ouvriers), pour un salaire de 55 francs, comme électricien aux constructions Navales. Il adhère à la CGT métallurgie en mai 1936 et au PCF la même année. Il a participé aux grèves de juin 1936.

Il lit l’Humanité, les Cahiers du Bolchevisme, la Correspondance internationale.

Célibataire, il habite Bordeaux (Gironde).

L’Espagne

François Baron arrive en Espagne le 5 décembre 1936 et est incorporé à la 15e BI. En qualité de sergent, il participe aux combats du Jarama (février 1937), dans la compagnie des transmissions. Il est cité à l’ordre du jour de son unité « pour avoir rassemblé et pris le commandement de camarades se trouvant sans aucun officier durant un repli et conservé nos nouvelles positions ». Il devient lieutenant en avril 1937.

A partir d’août 1937, il est incorporé à la 14e BI avec laquelle il participera à tous les combats jusqu’en septembre 1938.

Dans un rapport du 2e bureau de l’Etat-Major de la 14e BI situé à Santa Maria de la Alameda, daté du 17 septembre 1937, il est décidé de le rétrograder au grade de brigadier et de le muter (voir Mutation), à la suite des accusations portées dans le rapport du brigadier Roukavina et reconnues par l’intéressé. Ce rapport, adressé au capitaine Bastien, fait état d’un comportement « indigne de son grade », le sous-lieutenant Baron étant en état d’ébriété (voir Boisson)). Un rapport du 8 octobre de la même année relate une récidive dans les mêmes conditions, ce qui entraîne une nouvelle dégradation et une mutation à la Compagnie des Pionniers.

Il est blessé à la bataille de Caspe lors de l’ Offensive franquiste d’Aragon, le 27 mars 1938 au maxillaire supérieur et hospitalisé 1 mois ½ à Barcelone puis à Moya.

Participant ensuite à la bataille de l’Ebre, il bénéficie d’une permission le 21 août 1938.

Apprécié pour ses « grandes capacités techniques », et une « éducation politique assez bonne » malgré sa faiblesse de caractère et une inclination pour la boisson, il a une « très bonne attitude au front. Bon moral », selon le commandant et le commissaire de l’unité. Il figure sur une liste des officiers datée du 18 mai 1938 comme brigadier.

En janvier 1937 il devenait membre du Secours Rouge International ( voir articleSolidarité).

Son nom figure sur l’inventaire général de la cartothèque du 3 mai 1938, n° 247, avec l’appréciation « BAO ».

Source

RGASPI (Moscou, F. 545, Op. 6, D. 1065)