GRELAUD Marcel

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
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Marcel Grelaud est né le 18 novembre 1903 à Saint-Pierre de Fursac (Creuse). Sa mère, Marguerite, était ouvrière.

De niveau d'études primaires, il est mobilisé afin d'accomplir son service militaire en 1923 durant 18 mois, en Allemagne, au 130e Régiment d'Artillerie où il obtient le grade de brigadier.

Son intérêt pour la politique lui vient en 1927. Syndiqué à la CGTU puis à la CGT, il adhère au PCF en 1932 à Clichy, cellule 738, ainsi qu'au SRI et au mouvement Amsterdam- Pleyel. Trésorier de la section syndicale, il assume également la fonction de délégué de chantier durant les grèves. Lecteur de l'Humanité, des Cahiers du Bolchévisme, de La correspondance internationale et de Regards, il a lu également Le Capital de Marx et l'histoire de la révolution Russe. Secrétaire de cellule durant 1 an, il était « responsable de la littérature » et membre du comité de rayon.

Avant son départ comme volontaire en Espagne républicaine, il exerçait le métier de maçon dans une entreprise employant 60 personnes et était rémunéré 7,50 Frs de l'heure. Il était marié, père de deux enfants et résidait à Clichy (Seine).

L'Espagne

Son départ pour l'Espagne a lieu le 21 novembre 1936, avec l'appui du Comité d'aide à l'Espagne républicaine, « pour battre le fascisme ». Il y arrive le 25.

Affecté à la 35e Division, 13e BI, groupe d'Artillerie Anna Pauker, il intègre par la suite le groupe d'artillerie Agard, 4e Batterie. Nommé sergent en décembre 1936, il aura diverses fonctions : chef de pièce, fourrier et responsable du courrier. Durant 17 mois de front, il participe aux combats de la première bataille de Teruel en décembre 1936, aux combats sur Le front du Jarama, à ceux de Belchite, de la deuxième bataille de Teruel (décembre 1937 à février 1938), de Caspe (voir article [[Offensive franquiste d’Aragon]) et à la Bataille de l’Ebre.

Au cours de son engagement, il obtient une permission d'un mois qu'il passe en France puis une seconde, de 7 jours, à Denia. En janvier 1938, il adhère au SRI (voir Solidarité) à Almansa puis demande son adhésion au PCE le 12 octobre.

Dans le document de démobilisation, on lui reconnaît des « capacités militaires très limitées » mais qu'il est « consciencieux dans son travail » et qu'il « peut faire un bon militant de base ».

Source

RGASPI (Moscou, F.545. Op. 6. D. 1215)